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15 novembre 2010 1 15 /11 /novembre /2010 13:13

http://flowtv.org/wp-content/uploads/2009/04/mars2.pngSam Tyler est flic à Manchester en 2006. Victime d'un accident de la route, il se réveille en 1973. Est-il mort ? Dans le coma ? Ou a-t-il fait un bond dans le passé ? C'est ce qu'il s'évertuera à decouvrir au cours des deux saisons et des seize épisodes que compte cette série, l'une des plus exceptionnelle qu'ait connu le médium. Ses créateurs (Matthew Graham, Tony Jordan et Ashley Pharoah) décidèrent dès le départ que Life on Mars ne compterait que deux saisons, marquant d'emblée leur projet du sceau de l'intégrité, envoyant aux oubliettes toute éventuelle velléité des producteurs de prolonger l'histoire en cas de succès de la série, succès qui fut justement au rendez-vous.

 

 

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La trame narrative de Life on Mars suit donc le personnage de Sam Tyler (gracile John Simm), confronté épisode après épisode à une enquête différente au sein du commissariat de police de Manchester durant l'année 1973. Flanqué d'un chef old school (et pour cause) qui fait parler les poings avant de poser les questions (charismatique Philip Glenister), Tyler tâchera de découvrir la vérité sur son saut dans le temps et de retrouver son époque. Il nouera par ailleurs une relation de confiance et d'amitié avec sa coéquipière, Annie Cartwright, incarnée par la délicieuse Liz White, la seule qui sera véritablement à son écoute.

 

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Ce qui frappe avant tout lors de la découverte de Life on Mars, c'est le soin méticuleux apporté à la reconstituion des années 70. Ainsi, vêtements, voitures, ojets, coiffures, tout est si crédible que l'on ne peut que saluer les responsables du production design de la série, nous proposant une année 1973 semblant plus vraie que nature. Les moeurs des policiers du commissariat de Manchester, davantage portés sur le whisky et l'interrogatoire musclé que sur le respect du code, sont quant à eux souvent jubilatoires, tant ils mettent en valeur, par effet de contraste, l'époque aseptisée qui est la nôtre, et dans laquelle le politiquement correct n'a d'égal que l'hypocrisie de ceux qui en sont les auteurs.

 

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Par ailleurs, la série subjugue par la qualité de sa bande originale. Outre la chanson de David Bowie donnant son titre à la série (le tube de Bowie, Life on Mars, passant à la radio lorsque Sam Tyler se réveille en 1973), l'on entendra ainsi Roxy Music, T. Rex, Thin Lizzy, ou encore Paul McCartney et les Wings avec le tubesque Live and let die. Chaque épisode est ainsi rythmé au son de ces standards des années 70, achevant de nous immerger dans cette époque musicalement bénie.

D'autre part, l'une des grandes forces de Life on Mars réside dans l'équilibre parfait que trouve la série entre comédie (on rit souvent), et gravité (le sort de Sam Tyler, le background des personnages, notamment), créant une empathie immédiate envers des personnages tous plus fragiles les uns que les autres.

 

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Mais là où Life on Mars marque durablement le coeur et s'inscrit comme une série incontournable, c'est lors de son ultime épisode,  au cours duquel le spectateur est submergé par une décharge d'émotion impossible à maîtriser (j'ai réellement pleuré, et pas simplement une larmichette). L'issue de l'histoire, et surtout sa signification profonde, faisant de l'imaginaire le salut de l'être humain et soulignant par là-même le caractère profondément triste et déshumanisé de nos sociétés actuelles, nous éclate en plein visage par le biais d'une mise en scène qui donne tout ce qu'elle a pour illustrer son propos. L'on est ainsi parcouru d'un frisson inattendu qui nous laissera scotché à notre fauteuil, les yeux mouillés et le coeur battant la chamade, bien après que la petite fille en rouge soit venue éteindre notre téléviseur...

 

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Published by Hattori Hanzo - dans Les séries
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4 août 2010 3 04 /08 /août /2010 13:06

A l'origine, l'évocation du mot Buffy faisait naître sur mon visage un sourire moqueur, sous-tendu par un dédaignement de cette série que je n'avais encore pas vue, mais dont les rares images sur lesquelles j'étais tombé ne m'inspiraient qu'indifférence.

Bien plus tard (en 2006), je fis l'effort de regarder un épisode en entier, mû par la curiosité que certaines critiques dithyrambiques que j'avais pu lire avaient fait naître en moi. La surprise fut de taille.

Dans la foulée, j'allais acheter une par une chacune des 7 saisons qui constituent cette série qui est devenue pour moi la meilleure qu'il m'ait été donné de voir.

 

Buffy (Sarah Michelle Gellar) est une lycéenne qui découvre un jour qu'elle fait partie d'une longue lignée d'élues chargées de combattre les forces du mal. Initiée et entraînée par son observateur (Anthony Stewart Head), elle traversera de nombreuses épreuves en compagnie de son groupe d'amis et fera l'expérience de drames traumatisants, qui s'inscriront in fine comme un véritable parcours initiatique au cours duquel elle perdra son innocence et ses illusions.

La grande force de cette série réside d'une part dans l'intelligence de son propos, mais également dans la force émotionnelle qu'elle dégage. Desservie par un titre ridicule (le nom Buffy ferait plutôt penser à un gentil toutou), et souvent nantie d'une réputation de "série pour ado" (expression condescendante et méprisante s'il en est), Buffy contre les vampires s'avère extrêmement fine dans sa description du monde adolescent et d'une sensibilité rare dans le monde des séries. En effet, l'acuité et la justesse de ton avec lesquels sont traités les sujets de chaque épisode inspirent véritablement le plus profond des respects.

 

Brassant des thèmes universels (la perte de l'être cher, la fin de l'amour, la mort, l'amitié, la communication, et j'en passe), Buffy touche à cet égard aussi bien les adultes que les adolescents, et pour cause: les problèmes auxquels sont confrontés les personnages de la série sont les mêmes que ceux qui peuvent toucher le monde adulte. D'autre part, le créateur de la série (Joss Whedon) traite toujours ses personnages comme des adultes, sans jamais les prendre de haut. A ce titre, il est le pendant télévisuel de John Hugues.

D'autre part, l'émotion dégagée tout au long de la série est véritablement surprenante, certaines scènes déclenchant sans prévenir les larmes chez le spectateur (j'ai pleuré à plusieurs reprises au cours des 7 saisons, ce que je n'aurais jamais cru possible...) A ce titre, l'épisode The body (saison 5), dans lequel Buffy est confrontée à la mort de sa mère, est l'un des plus forts et des plus marquants de la série.

Cependant, et même si la série devient de plus en plus sombre et dramatique au cours des saisons, Buffy possède également de purs moments de comédie, instants qui permettent à la série de respirer, et de contrebalancer les drames qui se jouent sous nos yeux. A ce titre, le personnage de Willow (Alyson Hannigan), incarnant la meilleure amie de Buffy, est à l'origine des scènes les plus drôles de la série. L'évolution de son personnage la fera basculer cependant vers le mal, lui conférant une densité et une ambivalence remarquables.

  

Joss Whedon utilise dans Buffy le genre fantastique pour illustrer son propos, ayant compris que ce genre permet paradoxalement de se rapprocher de l'essence de l'être humain, les protagonistes étant confrontés à des situations qui les dépassent et se révélant ainsi avec leurs forces et leurs faiblesses à travers des situations émotionnellement (et visuellement) fortes. La force des situations fantastiques, leur caractère exceptionnel et les enjeux qu'elles impliquent permettent ainsi de toucher le coeur et l'âme des protagonistes en les confrontant à des situations extrêmes.

Soulignons également 2 épisodes proprement remarquables dans leur forme et par le thème qu'ils abordent. Hush (saison 4), est un épisode presque totalement muet, dans lequel les personnages, privés de la parole, devront communiquer par d'autres moyens. Le thème de la communication est bien entendu au centre de l'histoire, soulignant ainsi l'idée selon laquelle la véritable communication est celle qui ne passe pas par les mots, ces derniers étant sans cesse souce de mauvaise interpétation, de mensonges, de sous-entendus. Brillant.

Once more, with feeling (saison 6) est quant à lui un épisode tourné sous la forme d'une comédie musicale, l'histoire se déroulant en chansons, les personnages déclamant leur texte en chantant, faisant ainsi passer certains sentiments avec beaucoup plus d'aisance que s'ils avaient dû les exprimer en parlant. Hommage aux musical et réflexion sur la persona, l'épisode est inoubliable et s'inscrit parmi les meilleurs de la série.

Impossible d'être exhaustif pour parler de Buffy en quelques lignes, la série renfermant des richesses trop innombrables et des émotions si inoubliables qu'on ne peut en faire le tour dans un simple article. Jamais je n'aurais imaginé un jour être touché par une série comme je l'ai été par Buffy. Pourtant, elle m'a profondément marqué, à plus de 33 ans...

Pour celles et ceux qui n'auraient pas encore franchi le pas, je ne peux que vous y encourager.

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Published by Hattori Hanzo - dans Les séries
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