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15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 13:07

http://4.bp.blogspot.com/_QAZhe4f17L0/SaNe5pPYZmI/AAAAAAAAAOI/mXKFmsFH2mc/s400/5+filles+dans+une+chaude+nuit+d%27%C3%A9t%C3%A9.bmpJean-Pierre Dionnet, co-fondateur de la mythique revue de bande-dessinée Metal Hurlant, et inoubliable présentateur de la défunte émission Cinéma de quartier sur Canal +, organisait le 22 octobre 2007 une vente aux enchères d'affiches, de lobby cards, de magazines, tous ayant pour point commun d'appartenir au cinéma bis. Ce cinéma, si cher à Jean-Pierre Dionnet (ainsi qu'à l'auteur de ces lignes) regroupe ces films de série B et Z se singularisant par des budgets minuscules et appartenant au cinéma de genre (horreur, science-fiction, péplum, western, etc..). Des films populaires, dont l'économie de moyens était contrebalancée par une imagination souvent débordante, et qui nous transportaient des brouillards de la lande écossaise aux jungles africaines, des confins de l'espace aux plaines arides du territoire comanche, des cryptes des châteaux aux palais des Maharadjas. Un cinéma du coeur, de la sensation, de l'émotion, de l'aventure, sur lequel revient Jean-Pierre Dionnet dans une captivante interview donnée à l'occasion de la vente aux enchères de 2007, et qui ne manque pas de provoquer en moi un effet Madeleine de Proust, dans lequel j'aime à me replonger...

 


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9 juillet 2010 5 09 /07 /juillet /2010 14:02

Metteur en scène incontournable du cinéma français (L'horloger de Saint-Paul, Coup de Torchon, La vie et rien d'autre, Capitaine Conan), bible vivante sur l'histoire du cinéma (et particulièrement l'histoire du cinéma américain), passeur de premier ordre et imprégné d'une passion plus que communicative, auteur de l'indispensable ouvrage Amis américains que tout cinéphile digne de ce nom se doit de posséder, Bertrand Tavernier donnait le 2 mai 2010 un Master Class au Forum des Images de Paris.

A cette occasion, dans un entretien fleuve de 2h08, le réalisateur, interviewé par le critique Pascal Mérigeau, évoque son amour du cinéma, sa conception de l'art cinématographique, ses rencontres et son parcours.

Un entretien passionnant, à découvrir ici:

 

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12 avril 2010 1 12 /04 /avril /2010 13:08

A l'occasion du tournage de La horde, sorti au mois de février dernier, j'ai eu la chance de pouvoir réaliser une interview de ses 2 réalisateurs pour le compte de www.clap.ch, ainsi que de participer au tournage du film comme figurant zombie.

Une expérience et une rencontre inoubliables.

 

 

 

 

 

Jeudi 30 octobre 2008. Un gigantesque entrepôt désaffecté dans la banlieue nord de Paris. Le tournage de La horde, premier long-métrage de Yannick Dahan et Benjamin Rocher, s’y déroule depuis 1 mois. Mais quelle est cette mystérieuse horde du titre ? Réponse : une armada de zombies, prenant d’assaut un immeuble à l’abandon dans lequel se retrouvent une poignée de flics et de malfrats, les premiers voulant venger la mort d’un de leurs collègues, tué par les seconds. Face à la menace extérieure, ils devront faire cause commune. Après une matinée consacrée à mettre en boîte une scène faisant s’affronter l’acteur Jean-Pierre Martins (La Môme, Coluche) et la horde de zombies (à cette occasion, Yannick Dahan lancera aux centaines de figurants zombies présents sur le plateau un galvanisant « Donnez-vous à fond. La horde, c’est vous ! »), c’est sous la tente de la cantine que les deux metteurs en scène donnent une interview express à une poignée de journalistes, le programme du reste de la journée étant chargé à bloc, et le temps compté.

Laurent: A quel genre appartiendra votre film ?

Yannick et Benjamin: Nous n’avons pas voulu faire un film gore à la Romero. Nous avons pensé le film avant tout comme un film d’action. Certes, il y a du sang, certes, il y a des zombies, mais La horde ne sera pas un film gore. On pourrait le définir comme un film d’action intense.

Le scénario original a-t-il dû subir des coupes ?

Oui, malheureusement. Certaines choses ont inévitablement sauté, car en l’état, le film aurait coûté beaucoup trop cher. Le budget plus que serré de La horde ne nous a pas permis de tout garder.



Le budget du film vous a-t-il imposé d’autres contraintes ?

Oui, notamment en termes de mise en scène. Certaines idées de plans ont dû être jetées à la poubelle. Mais malgré cela, nous avons tout de même réussi à en garder certaines qui nous tenaient à cœur, avec des mouvements de grue notamment, comme le plan que nous avons tourné ce matin avec Jean-Pierre Martins et la machette.

Dans quelle mesure les influences dont vous vous êtes nourris transparaissent-elles dans le film ? Avez-vous souhaité au contraire vous en affranchir ?

Alors là il me faudrait 2 heures pour parler des influences et de la manière dont elles peuvent se retrouver à l'écran ! Inévitablement, le référentiel transparaît et ressurgit, que ce soit de façon consciente ou totalement inconsciente d’ailleurs. Il est impossible de s’en affranchir. Tous ces films dont nous nous sommes nourris font partie de notre mémoire de cinéphile, et leur empreinte se retrouve inévitablement, d’une manière ou d’une autre, sur la pellicule. Par exemple, la scène que nous avons tournée ce matin avec Jean-Pierre Martins surplombant la horde de zombies, une machette à la main, fait bien évidemment référence à Conan et aux dessins de Frazetta.

 


S’agissant d’un film d’action, quel a été le niveau d’implication physique des acteurs ?

Ils donnent énormément de leur personne, de 8h du matin jusqu’à  20h, parfois plus. Nous avons récemment tourné des scènes d'action toute une journée avec Claude Perron, l’actrice principale, durant laquelle elle a effectué elle-même des cascades du début à la fin, s’en prenant plein la gueule sans broncher. J'insiste vraiment sur la disponibilité et l'implication de nos comédiens, car elle force le respect.

Qu’avez-vous appris avant toute chose dans le processus de confection d’un film ?

Qu’il faut savoir s’adapter, en permanence, au quotidien. Faire avec les imprévus, les contraintes de temps, d’argent, composer avec tout cela. On doit vraiment s’adapter du début à la fin. Il faut notamment savoir faire face à la réalité économique d’un tournage, au prix de certains sacrifices. Moi (Yannick Dahan, ndlr) qui vient du journalisme, je sais maintenant ce que celà signifie véritablement que de faire un film, et quelle est la réalité d’un tournage. Et au-delà de la nécessaire adaptation, il y a aussi énormément d’attente, et pour moi qui suis un impatient de nature, c’est très dur !

Pour en revenir à l’histoire, avez-vous voulu lui donner une résonnance supplémentaire, au-delà du cadre du genre proprement dit ?

Oui, mais pas de manière frontale. Les zombies du film, on peut bien entendu les considérer comme représentant les jeunes de banlieue, c’est évident. On veut que les gens sortent de notre film avec un truc en travers de la gorge, de la même manière, pour prendre un exemple totalement différent, qu’avait si bien su le faire Happy Feet.

 



Yannick Dahan et Benjamin Rocher sont alors rappelés en 4ème vitesse sur le plateau pour la suite du tournage. Au programme de l’après-midi : 300 zombies qui chargent en courant . Une première dans le cinéma de genre français.

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