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13 janvier 2011 4 13 /01 /janvier /2011 12:46

Les années 80 consacrèrent l'âge d'or du cinéma de divertissement hollywoodien, de la même manière que les années 70 furent celles de la déconstruction du mythe américain à travers des oeuvres revendicatives et désenchantées que nous avons déjà évoquées dans ces lignes. Suite au désastre financier de La porte du Paradis (Michael Cimino - 1980), les studios se tournèrent vers des metteurs en scène capables d'accoucher d'oeuvres  de grand divertissement, sans pour autant fermer la porte à la qualité créatrice, loin s'en faut.

 

C'est ainsi que les années 80 furent celles de Steven Spielberg, Robert Zemeckis, Joe Dante, George Lucas et bien d'autres encore. Chris Colombus, metteur en scène de Home Alone (Maman j'ai raté l'avion) et Madame Doubtfire, s'inscrit pleinement dans ce cadre, et c'est donc tout naturellement qu'on le retrouvera à l'écriture du scénario de ce Young Sherlock Holmes que réalisera Barry Levinson (Good morning Vietnam, Rain Man, Sleepers) et que co-produira...Steven Spielberg.

 

 

 

Narrant la rencontre entre le héros de Arthur Conan Doyle et son fidèle comparse, le Dr Watson, Young Sherlock Holmes s'attache donc à inventer un passé aux deux personnages, et à les confronter à une énigme qui sera la première de leur longue collaboration. Confrontés à de mystérieux suicides au cours desquels les victimes sont en proie à des hallucinations cauchemardesques, Holmes et Watson, adolescents, tacheront d'élucider le mystère, en faisant usage d'esprit de déduction, de courage et de persévérance.

Parfait exemple du cinéma de divertissement de qualité tel qu'il se pratiquait dans les années 80, le film développe une intrigue prenante, parsemée d'humour, mâtinée de mystère (l'attrait de Spielberg pour le surnaturel n'est pas loin) et faisant la part belle à l'aventure.

 

 

 

 

Le Londres de la période victorienne en cette seconde moitié de 19ème siècle est parfaitement retranscrit, les rues pavées, le brouillard ambiant, les références gothiques ornant le cadre et conférant à l'ensemble une forte puissance d'évocation. Ce production design très réussi contribue indéniablement à la réussite de l'oeuvre.

Par ailleurs, il y a lieu de souligner la première utilisation dans l'histoire du cinéma d'un personnage entièrement généré en images de synthèse . Ainsi, la séquence de ce chevalier surgissant d'un vitrail à l'intérieur duquel il se trouvait figé quelques secondes plus tôt fut réellement marquante pour quiconque eut la chance de découvrir le film en salles à l'époque de sa sortie.

 

 

 

L'on pourra cependant reprocher à Barry Levinson une mise en scène qui peine à décoller vraiment. Davantage de maîtrise dans les scènes d'action, notamment, eut été la bienvenue. Le réalisateur s'en sort en revanche avec les honneurs lorsqu'il s'agit de faire naître une atmosphère mystérieuse et inquiétante, ambiance qui imprègne l'intégralité du métrage, lui conférant cette patine si particulière qui participa de l'ancrage du film dans nos mémoires de cinéphiles alors adolescents.

 

Young Sherlock Holmes constitue au final un long-métrage s'inscrivant pleinement dans la lignée de ces comédies d'aventures que l'on chérissait il y a 25 ans (au même titre que l'inoubliable Les Goonies, sorti quelques mois plus tôt), et qui, redécouvertes aujourd'hui, procurent toujours autant de plaisir. "Le presbytère n'a rien perdu de son charme, ni le jardin de son éclat", en somme.

 

 

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Published by Hattori Hanzo - dans Les films
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commentaires

eelsoliver 21/01/2011 15:16



d'ailleurs, si ça t'intéresse, tu trouveras la critique de ce film sur ce lien: http://cinemadolivier.canalblog.com/


catégorie aventures !



Hattori Hanzo 21/01/2011 15:19



Ok merci je vais lire ça !



eelsoliver 21/01/2011 12:08



Un superbe film, injustement boudé au moment de sa sortie, et clairement sous-estimé.



Hattori Hanzo 21/01/2011 13:18



Oui je trouve aussi. Il est même carrément oublié !



Tietie007 18/01/2011 16:46



Vu au cinéma à sa sortie !



Hattori Hanzo 18/01/2011 19:23



Moi aussi ;-)



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