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1 juillet 2010 4 01 /07 /juillet /2010 11:09

Après les jouets (Toy story et Toy story 2), les poissons (Le monde de Nemo), les super-héros (Les indestructibles) et autres voitures (Cars), Pixar investissait en 2007 le monde de la cuisine avec Ratatouille, réalisé par Brad Bird (Le géant de fer, Les indestructibles).

Disons-le d'emblée et sans détour: cette cuvée fut une grosse déception.

Narrant les aventures d'un rat des champs (Rémy) doté d'un don pour la cuisine et se retrouvant parachuté dans le plus grand restaurant de Paris, Ratatouille, techniquement et visuellement superbe, pêche par un scénario moralisateur, assénant ses messages (la différence, la poursuite de ses rêves, la naissance de l'art, les minorités), avec la délicatesse d'un troupeau de marcassins débarquant dans un restaurant gastronomique.

En outre, l'ennui pointe le bout de son nez à plusieurs reprises, faute à un scénario qui s'essouffle bien vite, s'enlise, et peine à redémarrer. D'autre part, l'une des plus mauvaises idées du film consiste à faire apparaître régulièrement l' «esprit» du plus grand cuisinier de Paris, qui guide Rémy sur les 110 minutes que dure le film. Chacune de ses apparitions est insupportable tant elle ralentit la narration, et n'apporte strictement rien à l'histoire.

Mais ce qui plombe définitivement l'ensemble, c'est la morale, assénée, martelée, répétée inlassablement, jusqu'à l'écoeurement et la nausée chez le spectateur. Une telle démarche ferait passer les films de Walt Disney pour des modèles de subversion et de transgression.

 

En revanche, l'on peut sauver une poursuite jubilatoire entre un scooter et Rémy le rat, ainsi que les 15 dernières minutes, enfin immersives. De leur côté, les magiciens de l'animation de Pixar livrent un visuel époustouflant, présentant un Paris de carte postale, certes, mais au pouvoir d'évocation immédiat. Par ailleurs, la fluidité de l'ensemble, et ce jusque dans les moindres détails, prouve une fois encore que les studios Pixar restent les maîtres de l'animation outre-atlantique (très loin devant Dreamworks et son ogre vert).

Au final, l'on regrettera que cet opus soit doté d'un scénario si bâclé et rempli de clichés moralisateurs, notamment après les chefs d'oeuvre d'intelligence et de finesse que furent Le monde de Nemo et Les indestructibles (ce dernier demeurant la pièce maîtresse de l'oeuvre du studio).

Un peu plus de piment dans cette Ratatouille eut été une riche idée

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Published by Hattori Hanzo - dans Les films
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