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14 décembre 2013 6 14 /12 /décembre /2013 10:51
LE HOBBIT: LA DESOLATION DE SMAUG (Peter Jackson - 2013)

Un an après le premier volet de sa nouvelle trilogie, Peter Jackson livre le second opus de son adaptation du Hobbit. Clairement supérieur à son prédecesseur, qui péchait par des longueurs assomantes, La désolation de Smaug parvient (presque) à tenir la distance sur les 2h40 de sa durée. Doté d'une narration bien plus fluide et efficace que dans Un voyage inattendu (on se souvient encore des chansons et des repas à n'en plus finir des nains), le film s'avère plus prenant, plus immersif, plus iconique (le dragon Smaug est la grande réussite du long-métrage) bien que parsemé de défauts, pour certains inacceptables pour un film de cet accabit.

 

Car on ne peut pas excuser à Peter Jackson l'aspect plus que moyen des effets spéciaux de certaines séquences. A l'image de Legolas chevauchant à la poursuite d'un orque, scène d'une laideur esthétique difficilement pardonnable (on se croirait dans l'animatique d'un jeu vidéo). Ou encore la fameuse séquence des tonneaux, extrêmement efficace, mais aux effets visuels là encore bien trop visibles. 

 

Par ailleurs, le film souffre d'une grosse baisse de rythme au cours de la longue escale à Lake Town, où l'attention du spectateur s'érode doucement et irrémédiablement, alors que le tempo jusqu'ici irréprochable témoignait d'une narration totalement maîtrisée.

 

Hormis ces défauts, La désolation de Smaug s'impose comme le film qui fait réellement décoller la trilogie de Jackson. On retiendra outre la séquence des tonneaux, toute la partie se déroulant dans l'antre du dragon, réellement impressionnante par ses décors et la mythologie qui se crée autour du monstre, ainsi que le court face-à-face entre Smaug et la statue géante d'un nain où le dragon témoigne en l'espace d'un plan d'un respect  totalement inattendu pour ce peuple. Sans oublier ce moment de grosse émotion où les nains parviennent à s'introduire dans ce qui fut leur foyer. L'émotion qui submerge l'un d'eux une fois le pas de porte franchi témoigne de la capacité de Jackson et de ses coscénaristes (dont Guillermo del Toro) à caractériser ses personnages en l'espace d'une demi-seconde. Du grand art.

 

C'est donc avec une réelle attente que l'on devra patienter un an de plus afin de connaître l'issue de l'histoire. Car l'ultime plan de ce second volet, s'achevant en plein milieu d'un climax, laisse augurer du meilleur pour la suite. 

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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 09:47
INSIDE LLEWYN DAVIS (Joel & Ethan Coen - 2013)

Film après film, les frères Coen déclinent les mêmes thèmes, selon différentes nuances, avec toujours le même amour de l'être humain, envisagé à partir de ses faiblesses, de sa bêtise ou de son incapacité à s'extraire de son destin. Ainsi, les personnages d'Arizona Junior, Fargo, The Big Leboski ou No Country for Old Men, pour n'en citer que quelques-uns, participent tous de cette démarche. Des personnages en marge, "à côté", incapables d'éviter les pires erreurs qui soient ou de s'extirper de leur condition.

 

Llewyn Davis se rajoute à la longue liste de ces figures coeniennes sur fond de folk, de neige, de motif circulaire et de Greenwich Village. Car il s'agit bien d'un homme condamné à tourner en rond, d'auditions en club de music hall, toujours à la recherche d'un lit où passer la nuit et de quelques dollars pour subsister. Incapable de percer dans son art, il sera irrémédiablement renvoyé à la case départ, vivotant de mini concerts sans jamais prendre son envol. Loin d'être exempt de défauts, Llewyn Davis parvient pourtant à être attachant, la force des frères Coen résidant justement dans cette capacité à dépeindre des êtres ambivalents, nuancés, à l'image de chacun d'entre nous. En d'autres termes, c'est l'absence de manichéisme et de caricature dans la description de leurs personnages qui nous les rendent si proches.

 

Inside Llewyn Davis, baigné du début à la fin de musique folk, possède à ce titre une patine sonore de toute beauté, les morceaux musicaux parvenant à nous happer littéralement, nous plongeant avec une force d'évocation immédiate dans ce début des 60's qui verra notamment l'émergence de Bob Dylan (le plan où ce dernier apparaît entre ombre et lumière est splendide), au détriment de centaines d'autres. Comme l'ont déclaré les frères Coen en interview: "Celui qui nous intéressait, ce n'était pas Bob Dylan, mais celui qui n'était pas devenu Bob Dylan". A nouveau ce désir de s'intéresser à la marge, aux laissés-pour-compte, aux personnages qui n'auront pas réussi à s'affirmer.

 

A ce titre, le cinéma de Joel et Ethan Coen a toujours été profondément humaniste et d'une tendresse infinie pour son prochain. C'est certainement ce qui en fait toute la beauté.

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28 novembre 2013 4 28 /11 /novembre /2013 13:12
4H44 DERNIER JOUR SUR TERRE (Abel Ferrara - 2012)

Abel Ferrara, réalisateur de quelques-un des films les plus percutants de ces 25 dernières années (King of New York, Bad Lieutenant, Nos Funérailles, notamment), livrait l'an passé sa vision de la fin du monde. Loin, très loin de Roland Emmerich et de ses films catastrophes, Ferrara place sa caméra dans un loft new-yorkais pour ne quasiment plus le quitter, resserrant son action autour d'un couple vivant, comme le reste du monde, ses derniers instants, avant l'heure fatidique de 4h44 où la Terre partira en fumée.

 

Les deux protagonistes, connectés en permanence à Skype et Internet, vivent leur rapport à l'autre via les nouvelles technologies. Miroir évident de la société actuelle, leur quotidien nous est par conséquent familier. Et Ferrara de s'interroger: si le monde doit mourir, comment réagirions-nous ? L'issue de l'histoire, faisant triompher les rapports humains et l'amour entre les êtres, est à ce titre réconfortant, témoignant de la foi de l'auteur en son prochain.

 

Bien que parsemé de scènes répétitives (images télés nous montrant la réaction des peuples à l'approche de l'apocalypse, séquences de sermons, notamment), 4h44 l'emporte in fine par son approche intimiste (et donc universelle) de la fin du monde, et par son ultime plan, mariage d'amour et de mort, qui clot cette oeuvre singulière de la plus jolie des façons.

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27 novembre 2013 3 27 /11 /novembre /2013 10:16
ON THE BOWERY (Lionel Rogosin - 1956)

En 1956, Lionel Rogosin posait ses caméras dans le Bowery, ce quartier du Lower East Side de New York, à l'époque antichambre de la mort, de la décrépitude, en un mot, de l'enfer.

Investissant dans l'ouvrage les véritables habitants du quartier (clochards, alcooliques, laissés-pour-compte), Rogosin livrait un film à mi-chemin du documentaire et de la fiction, l'argument de départ voyant un homme de retour dans le quartier après avoir travaillé sur les rails des chemins de fer du pays. Rapidement happé par le Bowery, ce dernier tombera à son tour dans l'indigence, chapeauté un temps par un habitant bienveillant du quartier (qui n'hésitera cependant pas à lui voler sa valise en échange d'un toit pour la nuit). Aussi immersive soit la démarche du réalisateur, On the Bowery hésite cependant sans cesse entre l'oeuvre de fiction et le document, donnant le sentiment que le metteur en scène avait le cul entre deux chaises, sans vraiment savoir sur laquelle s'asseoir.

Il en résulte une impression en demi-teinte, entre l'immersion immédiate et sans concession provoquée par les images, et l'idée que finalement, la fiction de l'histoire est vraiment trop mince pour susciter un intérêt dramaturgique. Le pur documentaire aurait été en l'occurrence plus judicieux.

Mais en l'état, On the Bowery mérite d'être découvert pour le témoignage qu'il dresse de l'une des façettes les moins reluisantes de l'Amérique d'alors, celle des échoués que l'on laissait mourir à même le sol.

 

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28 mai 2013 2 28 /05 /mai /2013 13:47

http://3.bp.blogspot.com/-1yFyo2XoITw/UO4GQRuH3FI/AAAAAAAAF64/bfjreE2CWxM/s1600/vhs_ver4_xlg.jpg

Bouh que ça fait mal aux yeux. Investissant le film à sketches en lui imprimant le style du found footage, une brochette de jeunes réalisateurs livraient l'année dernière ce V/H/S de triste facture, sous l'impulsion de Brad Miska, co-fondateur du site BloodyDisgusting.

 

En cinq sketches, les réalisateurs proposent une réalisation à vomir (tout est filmé caméra à l'épaule par un gamin de douze ans (c'est pas possible autrement), l'image est abominable, les fausses altérations de la bande VHS saturent le long-métrage), adoptant le postulat que ces films ont été retrouvés sur des cassettes vidéos.


Convoquant une femme-chat ailée, un démon, un serial killer, un tueur immatériel et des pseudos fillettes fantômes, le film possède néanmoins des meurtres graphiques plutôt réussis, et un dernier segment clairement au-dessus des autres (la maison hantée). Se permettant en outre l'affront de ne pas respecter son postulat de départ (l'intégralité d'un sketch se déroule sous forme de visio sur internet (sic), V/H/S est un ratage quasi total, bourré par ailleurs de personnages tous plus antipathiques et débiles les uns que les autres, d'où une absence totale d'empathie pour les protagonistes.

Et dire que V/H/S 2 va bientôt sortir...

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24 mai 2013 5 24 /05 /mai /2013 13:41
Jamais l'arrivée d'une voiture n'aura été filmée avec autant d'intensité, autant de lyrisme et autant de puissance que dans le générique d'ouverture de Fargo.
   
Une leçon de mise en scène en un plan quasiment fixe. Ou comment synthétiser tout l'esprit du film à venir en 3 minutes avant même qu'il ne démarre.
 
Du très grand art.
   

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16 mai 2013 4 16 /05 /mai /2013 20:42

http://www.lyc-arsonval-brive.ac-limoges.fr/site/IMG/jpg/palme.jpg

Christian Mungiu, juré cette année au Festival de Cannes, remportait en 2007 la Palme d'Or avec 4 mois, 3 semaines, 2 jours, présenté alors en compétition officielle. S'inscrivant dans le retour en force du cinéma roumain, aux côtés notamment de 12:08 à l'est de Bucarest (Corneliu Porumboiu, 2006) et du troublant Policier, Adjectif du même Porumboiu (2009), le long-métrage de Mungiu se déroule en 1987, en pleine dictature roumaine, peu de temps avant la chute de Ceausescu, et suit les déboires d'une jeune femme souhaitant se faire avorter, avec l'aide de sa meilleure amie. L'avortement, alors illégal et puni de prison, se déroulait en cette période de façon totalement clandestine.

 

http://p0.storage.canalblog.com/03/97/456997/76078371.png

Le film, se déroulant quasiment en temps réel, suit au plus près ses deux personnages principaux dans leur volonté d'aller au bout de leur projet, quitte à y laisser des larmes, du sang et de la honte. L'avortement, loin d'être le sujet du film, s'inscrit avant tout comme un véritable acte de rébellion et de résistance face à la dictature qui entrave les deux jeunes femmes.

http://4.bp.blogspot.com/-9YF7vsWq0wE/Tdu90pPUjjI/AAAAAAAAB9U/29TMbif4J1I/s1600/4-months-3-weeks-and-2-days.png

 

Doté de scènes poignantes (le parcours du combattant des héroïnes pour arriver à leurs fins est proprement bouleversant), et d'un plan véritablement marquant dans laquelle l'une d'entre elles fait face au foetus expulsé, témoignant de l'indicible cruauté que faisait alors subir la dictature à ces femmes désirant se faire avorter, le film de Mungiu s'inscrit comme un témoignage absolument indispensable de cette époque pas si éloignée de nous, dans laquelle les êtres se débattaient pour conserver leur individualité et leur liberté.

Et le regard caméra final de nous achever net.

 

http://1.bp.blogspot.com/-udjYVQ1GTbM/Tdu_1Qtyh2I/AAAAAAAAB9g/SHvOIWYYhcw/s1600/432.png

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14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 20:50

 

Une musique à pleurer pour l'un des films les plus bouleversants de l'histoire du cinéma.

 

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13 mai 2013 1 13 /05 /mai /2013 13:11

http://images.fan-de-cinema.com/affiches/drame/bright_star,2.jpg

Oeuvre majeure de la cinéaste néo-zélandaise Jane Campion (La leçon de piano, Portrait de femme), Bright Star constitue un véritable film-poème, en cela que le long-métrage parvient à faire ressentir par le cadre et par les mots ce que recouvre la poésie, ce qu'elle suscite et ce qui la définit.

 http://cinechange.com/wp-content/uploads//2010/01/bright-star-1.jpg

Mettant en scène l'histoire d'amour fugace entre le poète John Keats (Ben Wishaw, vu dans Le Parfum) et la belle Fanny Brawne (délicieuse et extrêmement talentueuse Abbie Cornish) dans l'Angleterre du début du 19ème siècle, Jane Campion parvient à faire ressentir l'indicible, à travers des images, des cadres et des dialogues dont l'extrême sensibilité le dispute à une sensualité de chaque instant. Offrant de véritables tableaux visuels que l'on croirait décrochés des murs d'un musée, portant une attention particulière au son (froissements, bruissements, caresses, imprègnent la pellicule de bout en bout) et offrant des dialogues à la beauté renversante, la réalisatrice touche au coeur de l'art poétique avec une finesse et une acuité remarquables.

 

http://pat.yakafair.com/wp-content/uploads/2013/02/BrightStar.jpg

 

Impossible enfin de ne pas relever la performance renversante d'Abbie Cornish, notamment lors du point d'orgue du film durant lequel l'actrice fait montre d'un talent sidérant et d'une émotion instantanée dans l'expression de la douleur qui l'accable.

 

http://cinemafanatic.files.wordpress.com/2010/06/abbie_cornish_bright_star.png

Bright Star, ou la poésie faite film

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25 janvier 2013 5 25 /01 /janvier /2013 10:29

http://cinemateaser.com/wordpress/wp-content/uploads/2012/08/DJANGO-UNCHAINED-POSTER-2-XL.jpgDepuis dix ans, le cinéma de Quentin Tarantino est affaire de vengeance. Vengeance personnelle (Kill Bill 1 & 2, Death Proof) ou vengeance historique (Inglourious Basterds), la geste tarantinesque s'articule depuis 2003 autour du motif du retour de flamme. Son dernier opus n'échappe pas à cette règle décennale et s'inscrit lui aussi dans un récit où la vengeance sert de catalyseur au propos. Car le héros vengeur chez Tarantino permet toujours au metteur en scène de développer bien plus que de simples vigilante movies, en décrivant ici une déchirante histoire d'amour (Kill Bill), en livrant là un superbe réquisitoire féministe (Death Proof), ou en modifiant carrément le cours de l'histoire (Inglourious Basterds). 

 

 http://bigreblog.files.wordpress.com/2013/01/a166.jpg

 

Avec Django Unchained, le réalisateur de Pulp Fiction s'attaque à l'esclavage à travers un nouveau récit de vengeance. Et de livrer au final une superbe réflexion sur la terrible ambivalence de la nature humaine. Car aussi bien le héros (iconique Jamie Foxx) que son bienfaiteur comparse (génial Christoph Waltz), le duo vengeur du film se distingue non pas par sa droiture inébranlable, mais au contraire par son perpétuel mouvement de balancier entre le bien et le mal. Ainsi Django, homme de bien, n'hésitera pas à laisser des chiens déchiqueter sous ses yeux un esclave noir ou à tuer un homme devant son petit garçon, pour parvenir à ses fins. De même, le personnage incarné par Waltz tutoie en permanence le mal au nom du bien. Cette constante cohabitation entre ces deux valeurs constitue le coeur même de Django Unchained, moelle épinière et finalement ontologique d'une histoire où la forme est aussi emballante que le fond.

 

http://3.bp.blogspot.com/-6BwkkWS5R6I/T_FxE0ywSWI/AAAAAAAAAEA/1MwBwIBgB2g/s1600/Django%2BUnchained%2BTarantino.jpg

 

http://thefilmstage.com/wp-content/uploads/2012/06/Django_Unchained_Quentin_Tarantino_100.png

 

Ainsi, les situations à mourir de rire (la scène du Ku Klux Klan entre d'emblée au panthéon des classiques) côtoient les séquences d'émotion pure (les caravanes d'esclaves, le regard de l'un d'entre eux observant Django s'éloigner dans la dernière partie du film pour aller venger tout un peuple), dans un climat de tension permanente où la violence est latente, palpable, jusqu'à exploser aux quatre coins du cadre dans un déferlement presque libératoire. A ce titre, impossible de passer sous silence la scène de fusillade à Candyland, enterrant tous les gunfights de l'histoire du cinéma, ni plus ni moins. Hallucinante de sauvagerie, de fureur et de réalisme, cette séquence permet à Tarantino de prouver qu'il n'est pas seulement un orfèvre du dialogue ciselé et décalé, mais également un formaliste de haute volée, sa caméra captant dans une chorégraphie à la précision chirurgicale une scène d'action qui restera dans les annales. Portée par des effets sonores décuplant l'arrivée d'une balle sur sa cible, magnifiée par la photographie de Robert Richardson (JFK, Casino, notamment), cette fusillade fait désormais date et restera à jamais gravée dans la mémoire des spectateurs.

 

http://www.dailymars.net/wp-content/uploads/2012/12/django-unchainedfowwflingue.jpg

 

http://4thletter.net/wp-content/uploads//django-unchained-john-whoooo.png

 

http://www.aceshowbiz.com/images/still/django-unchained-picture06.jpg

 

Par ailleurs, Django Unchained est également un régal pour les cinéphiles qui relèveront tout au long du métrage les influences qui nourrissent le cinéma de Tarantino. Entre le savoureux caméo de Franco Nero (le Django de 1966) et les paysages enneigés faisant immanquablement penser au Grand Silence de Sergio Corbucci, le film permet à nouveau au réalisateur de Reservoir Dogs de faire montre de son talent à utiliser des références bien précises (en l'occurence le western spaghetti), pour proposer une vision totalement personnelle du genre. Relevons enfin la prestation terrifiante de Leonardo DiCaprio dans le rôle du bad guy et celle de Samuel L Jackson dans celui de son bras droit raciste, ce dernier trouvant ici sans conteste sa meilleure interpétation à ce jour.

http://www.vibe.com/sites/vibe.com/files/photo_gallery_images/Django-Unchained-29.jpg

 

http://www.bet.com/news/celebrities/2012/12/21/samuel-l-jackson-on-django-unchained-the-n-word/_jcr_content/featuredMedia/newsitemimage.newsimage.dimg/121412-video-django-unchained-samuel-l-jackson.jpg

 

Western, revenge movie, histoire d'amour, film d'action, road movie, réflexion existentielle, Django Unchained, c'est tout cela à la fois. Notons que tous les films de Tarantino, sans exception, se composent de deux mots. S'agit-il d'une superstition de l'auteur ? Au vu des résultats, on serait tenté de croire aux miracles.

 

 

 

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